Votre visage, souvent reflet de votre personnalité, doit être considéré dans son ensemble afin de respecter équilibre et naturel.
Avec vous, lors de la première consultation, nous établirons un plan de traitement adapté.
Le front
L’évolution actuelle de la chirurgie esthétique tend vers un traitement global de la région front/regard ayant pour objectif de respecter un résultat naturel.
Le front
Les rides d’expression sont dues aux crispations quotidiennes des muscles du visage, à un froncement excessif de la peau. La peau se relâche, devient moins lisse et moins ferme, les rides commencent à se creuser créant des tranchées plus ou moins profondes à la surface de la peau.
Le collagène et les fibres élastiques s’altèrent et diminuent sous l’effet de l’étirement répété de certaines zones, la peau perd de sa souplesse.
Les rides d’expression ou rides dynamiques situées au niveau de la région front/regard sont dépendantes des muscles du visage :
- les rides frontales se traduisent par des traits horizontaux sous la dépendance du muscle frontal qui est un muscle releveur
- les rides du lion ou rides verticales inter-sourcillières sous la dépendance de la contraction des muscles abaisseurs (au niveau de la glabelle, saillie lisse entre les sourcils)
Le lifting frontal endoscopique
Le lifting frontal endoscopique conserve quelques indications mais est souvent remplacé par des injections de toxine botulique (Botox ®).
Le lifting frontal endoscopique permet de minimiser le traumatisme de l’intervention chirurgicale en réduisant considérablement les cicatrices.
Le lifting fronto-temporal traite le front et les tempes c'est-à-dire le tiers supérieur du visage. L’endoscopie est une technique d’intervention chirurgicale permettant une opération qui ne laissera que de petites cicatrices. Une mini caméra permettra de suivre les gestes chirurgicaux réalisés par des instruments spéciaux.
Ce type de lifting n’est pas pris en charge ni par la Sécurité Sociale ni par une mutuelle, il est considéré comme une chirurgie à visée uniquement esthétique.
L’opération chirurgicale réalisée au cours d’un lifting frontal endoscopique consiste en une double action, la première à remettre les muscles en tension et corriger ainsi leur relâchement, la deuxième à redraper la peau sur les nouveaux galbes pour obtenir un aspect le plus naturel possible et le plus durable.
Un lifting frontal endoscopique peut-être réalisé à partir de 40 ans avec une demande de motivation formulée et des signes évidents de vieillissement mais parfois elle sera réalisée plus précocement quand les disgrâces sont constitutionnelles et non liées à l’age.
Le lifting frontal endoscopique est une intervention pratiquée seule ou en association avec la chirurgie esthétique des paupières (blépharoplastie), la correction de l’affaissement des rides du visage et du cou (lifting cervico-facial) mais aussi avec des techniques médico-chirurgicales comme le laserbrasion, la dermabrasion, le peeling, le traitement médical des rides et l’injection de toxine botulique.
Le lifting frontal endoscopique est réalisé par un chirurgien plasticien qualifié, elle se fait comme toute intervention chirurgicale avec un bilan pré-opératoire et une consultation par un médecin anesthésiste. Le lifting frontal endoscopique peut se faire sous anesthésie locale approfondie en association avec des tranquillisants ou sous anesthésie générale classique.
L’intervention peut se faire en ambulatoire avec surveillance et sortie le jour même ou avec une courte hospitalisation de 24 heures.
Un lifting frontal endoscopique est une intervention dont la durée dépend du travail chirurgical à faire par le chirurgien plasticien. Chaque chirurgien utilise une technique qui lui est propre et l’adaptera au patient pour obtenir le meilleur résultat. La durée moyenne de ce type d’intervention est entre 45 et 90 minutes. L’opération se déroule en quatre temps : décollement du front, affaiblissement musculaire, redrapage des tissus sur le front, sutures.
Les incisions, au nombre de trois à cinq, font entre 5 et 10 mm, elles sont dissimulées pour l’essentiel dans les cheveux en arrière du front. Dans le cas de l’endoscopie, il y a une incision pour le passage de l’endoscope équipé de la mini caméra vidéo et les autres incisions permettent le passage des instruments spéciaux. Les futures cicatrices seront très courtes et cachées par les cheveux.
Les suites opératoires après un lifting frontal endoscopique sont transitoires, variables en fonction des patients : gonflement (œdème), bleus (ecchymoses), sensation de tension du front.
Il faut compter un délai de 3 à 6 mois pour que le résultat définitif soit apprécié par le patient, il faut laisser le temps de cicatrisation (les cicatrices sont inévitables, définitives, indélébiles et imprévisibles) et de récupération de la souplesse des tissus. L’imperfection de résultat peut résulter d’un malentendu sur les attentes espérées par les patients. Les rides ne disparaissant jamais complètement. Il peut également avoir des réactions tissulaires ou cicatriciels inhabituels. Des « retouches » peuvent se faire à partir du sixième mois post-opératoire.
Deux consultations avec votre chirurgien plasticien seront nécessaires avant l’intervention. Les fiches d’information seront remises, le consentement éclairé devra être signé et un devis sera remis à la deuxième consultation. Avant et après l’intervention des photographies médicales seront prises.
Le lifting frontal endoscopique, opération chirurgicale délicate, nécessite rigueur et compétence dans sa réalisation. C’est une intervention chirurgicale avec tous les risques d’un acte médical, aussi minime soit-il, anesthésie et geste chirurgical. Il est donc nécessaire et indispensable d’avoir recours à une équipe qualifiée et compétente avec un médecin anesthésiste et un chirurgien plasticien qualifié formés à ce type d’intervention.
Tout acte chirurgical comporte une petite part d’aléas. La formation et la compétence d’un chirurgien plasticien permettent d’en éviter la survenue ou de les traiter efficacement.
L’injection de toxine botulique
Grâce aux injections de Botox, le chirurgien respecte les balances musculaires et surtout ne fige pas le front au travers de sourcils trop hauts qui donneraient un résultat peu naturel.
Le respect des muscles et de leur action a pour conséquence sur le haut du visage un aspect rajeuni, reposé.
Le traitement des rides du lion est principalement réalisé par l’injection de la toxine botulique ou Botox®. La toxine botulique a comme propriété de relâcher les muscles et c’est cette action qui va être utilisée pour atténuer aussi bien les rides horizontales que les rides verticales.
L’objectif d’un traitement avec la toxine botulique est de traiter la balance musculaire afin d’obtenir une harmonisation du visage et non de bloquer la contraction musculaire. Le traitement par le Botox® est un traitement réalisé progressivement pour adapter au mieux l’efficacité du produit à chaque patient. Plusieurs séances seront parfois nécessaires.
Le traitement par injection de toxine botulique ne demande aucune préparation particulière (il n’y a pas d’anesthésie) le jour de l’injection, il est seulement nécessaire d’éviter la prise d’aspirine dans les 15 jours qui précèdent et qui suivent les injections. Cela permet de minimiser les risques de saignement. Il y a cependant des contre indications à respecter : grossesse et allaitement ; avoir des maladies neuromusculaires comme la myasthénie ; une hypersensibilité connue à la neurotoxine botulinique A ou à la sérum-albumine ; être traité par les aminosides (famille d’antibiotiques).
Certaines précautions sont à prendre d’une manière générale. Lors de la consultation avec le chirurgien plasticien il est nécessaire de bien aborder l’ensemble des problèmes de santé pour permettre à celui-ci de juger de l’opportunité des injections.
L’injection de toxine botulique est réalisée à l’aide d’aiguilles fines. La série d’injection au niveau du visage est peu douloureuse et dure quelques minutes.
Pendant les deux heures qui suivent l’injection il ne faut pas s’allonger, ni pratiquer un sport.
Pendant 24 heures il vaut mieux éviter des manipulations du visage.
Pendant les trois jours suivant les injections, la contraction (trois fois par jour et pendant environ 5 secondes) des muscles traités est recommandée.
La reprise de l’activité se fait normalement après les injections.
Les effets indésirables après injection de toxine botulique peuvent apparaître en fonction des patients mais ils sont transitoires : gonflement (œdème), bleus (ecchymoses), rougeurs localisées, troubles de la sensibilité, douleurs fugaces.
Les résultats se stabiliseront au bout d’une quinzaine de jours et le résultat après la première séance dure de trois à six mois. A ce moment là les injections peuvent être renouvelées.
La stabilisation de l’atténuation des rides sera obtenue par des injections répétées avec des intervalles de trois à six mois, avec un minimum, dans tous les cas, de trois mois afin d’éviter une réaction de type « vaccin ». En fonction des patients, la stabilisation sera obtenue à partir de la troisième injection mais pourra aller jusqu’à huit à dix injections.
L’injection de toxine botulique est une intervention simple mais nécessitant beaucoup de rigueur. Même réalisée dans les meilleures conditions, c'est-à-dire avec un chirurgien plasticien compétent et sans surévaluer les risques, la part d’aléas existe. Le recours à un chirurgien plasticien qualifié permet d’éviter les complications ou de les traiter efficacement.